Les figures géométriques de l’élevage intensif et de l’abattoir industriel
La première partie de ce texte rappelle que l’abattage et la transformation des viandes sont une industrie de série avec les conséquences qui en découlent sur la composition de la main-d’œuvre, sur la délocalisation des abattoirs, sur la continuité des opérations - laquelle s’applique également en a...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/aof, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Vydáno: |
Anthropology of food
2019
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La première partie de ce texte rappelle que l’abattage et la transformation des viandes sont une industrie de série avec les conséquences qui en découlent sur la composition de la main-d’œuvre, sur la délocalisation des abattoirs, sur la continuité des opérations - laquelle s’applique également en amont et en aval de l’abattoir. On montre que cette continuité économique est aussi une continuité géométrique : l’élevage, le transport, la transformation des animaux ont pour cadre des tracés souvent orthogonaux (parallèles des couloirs d’acheminement, quadrilatères des parcs d’engraissement, cubes des cages, etc.) ; ces tracés eux-mêmes supposent un degré d’emprise sur les animaux qui n’apparait qu’avec l’industrialisation de l’élevage. La seconde partie du texte traite de l’impact de l’abattage stricto sensu, d’une part sur la composition genrée de la main-d’œuvre (« l’excès d’hommes » dans les abattoirs), d’autre part sur la représentation dominante de l’abattoir : pour celle-ci, abattoir et abattage ne font qu’un ce qui conduit à un classement paradoxal de l’abattoir (et du boucher) dans le commerce plutôt que dans l’industrie. Sur ce thème comme sur le précédent, plusieurs explications sont confrontées. |
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