Comment des enseignants du secondaire au Québec prennent-ils en considération les problématiques socioscientifiques et gèrent-ils les visions du monde dans les cours de sciences ?
L’éducation scientifique ne peut continuer à être largement dominée par la transmission de savoirs consensuels et standardisés, alors que les sciences comme elles se font sont traversées par des désaccords et des controverses et qu’elles véhiculent d’importants enjeux sociaux qui mobilisent des comp...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Auteurs principaux: | , , , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Recherches en éducation
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’éducation scientifique ne peut continuer à être largement dominée par la transmission de savoirs consensuels et standardisés, alors que les sciences comme elles se font sont traversées par des désaccords et des controverses et qu’elles véhiculent d’importants enjeux sociaux qui mobilisent des compréhensions, des explications et des solutions plurielles au sein de la communauté scientifique et dans la société. En outre, les sciences proposent une vision du monde, fondée sur la rationalité et l’analyse des faits, qui n’est pas toujours compatible avec d’autres visions du monde auxquelles les apprenants peuvent adhérer, comme les visions religieuses. En lien avec cette problématique, nous avons réalisé des entretiens avec des enseignants de sciences au secondaire pour comprendre comment 1) ils prennent en considération dans leur enseignement les problématiques socioscientifiques et 2) ils gèrent les contestations de sujets ou de contenus scientifiques par des élèves pour des raisons culturelles ou religieuses. Les résultats montrent d’une part que les enseignants intègrent dans leur enseignement certaines problématiques environnementales, tout en permettant aux élèves de s’ouvrir à certains aspects de l’argumentation. Ils montrent d’autre part que certains contenus de sciences sont contestés dans les classes, particulièrement les contenus de biologie humaine associés à la sexualité, mais aussi l’évolution biologique ainsi que l’origine et l’histoire de la Terre et de l’univers. En s’appuyant sur ces résultats, l’article propose aussi des pistes visant à outiller les enseignants à faire face aux défis rencontrés dans ces contextes. |
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