Pour une écriture de la vie. La méthode seikatsu-tsuzurikata au Japon contre une politique éducative oppressive

En 1872, un décret sur l’éducation fut porteur d'une volonté de faire du Japon un État moderne. Les écoles furent nationalisées et l’école devint obligatoire. Mais sous cette ère Meiji, et encore après, le quotidien des enfants du peuple était marqué par la pauvreté économique et culturelle. Da...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/ree,
Κύριος συγγραφέας: Kawarabayashi, Akiko
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Recherches en éducation 2025
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:En 1872, un décret sur l’éducation fut porteur d'une volonté de faire du Japon un État moderne. Les écoles furent nationalisées et l’école devint obligatoire. Mais sous cette ère Meiji, et encore après, le quotidien des enfants du peuple était marqué par la pauvreté économique et culturelle. Dans leur famille, ils pouvaient être durement traités, et à l'école également. Le mal-vivre de ces enfants a été révélé par des instituteurs qui leur ont offert la possibilité d’exprimer leur existence réelle. Cette contribution vise à présenter, dans un tel contexte de dureté à l'égard des enfants, une pédagogie appelée seikatsu-tsuzurikata (« écriture de la vie quotidienne ») élaborée au Japon, notamment par l'instituteur Sasaoka Tadayoshi (1897-1937). Pour lui, le caractère sauvage des enfants était trop rapidement éliminé, éradiqué par l'école publique. Pourtant, ce sont des enfants « sauvages » comme ceux-ci qu’il fallait éduquer. Ce faisant, il allait à contre-courant des pratiques habituelles et il a fini par être chassé de l’éducation publique à cause de ses positions idéologiques.