Le mal-vivre à l’école : une réalité à interroger
À la suite de nombreux travaux récents, ce dossier de revue a pour ambition de réinterroger, directement ou indirectement, le souci du bien-être qui envahit nos institutions, en confrontant un tel souci à la nécessité de comprendre ce qui constitue le principe d’une éducation scolaire émancipatrice....
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Muut tekijät: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Recherches en éducation
2025
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | À la suite de nombreux travaux récents, ce dossier de revue a pour ambition de réinterroger, directement ou indirectement, le souci du bien-être qui envahit nos institutions, en confrontant un tel souci à la nécessité de comprendre ce qui constitue le principe d’une éducation scolaire émancipatrice. Si nous prenons l'école comme lieu d'hospitalité, son sens présuppose la dimension éthique de la relation didactique. Mais il s'agit aussi d'examiner les conditions matérielles de l'enseignement et son organisation pédagogique comme sources de mal-vivre à l'école, pour les élèves et les maîtres, depuis le XIXe siècle. Ce dossier s'inscrit dans le contexte des discours de recherche sur ce que l'on peut appeler le « mode de vie scolaire ». La vie à l'école, celle en particulier des élèves qui y passent une grande partie de leur temps d'existence, était déjà au cœur des préoccupations du mouvement de l'Éducation nouvelle. Comme le soulignait Jean-François Dupeyron : « l’École est un lieu où les élèves, accompagnés d’adultes, apprennent à vivre en s’exerçant et en s’instruisant à travers leurs expériences ». Il s'agit de s'interroger sur ce syntagme apprennent à vivre: quelle expérience recouvre-t-il ? Depuis quelques années se multiplient des enquêtes sur le thème dit du « bien-être à l'école ». Certains travaux posent même la question du « bonheur à l'école », dans une optique relevant souvent du développement personnel et s'appuyant sur des doctrines de « psychologie humaniste » ou de « psychologie positive ». Le dossier que nous proposons de réaliser engage des approches critiques quant à la réalité concrète de l'institution scolaire à laquelle les enfants sont confiés. Following on from a number of recent works, the aim of this issue of the journal is to re-examine, directly or indirectly, the concern for well-being that pervades our institutions, by confronting such concern with the need to understand what constitutes the principle of an emancipatory school education. If we take the school as a place of hospitality, its meaning presupposes the ethical dimension of the didactic relationship. But we also need to examine the material conditions of teaching and its pedagogical organisation as sources of unhappiness at school, for pupils and teachers alike, since the 19th century. This dossier is part of a series of research studies into what might be called the school « lifestyle ». Life at school, and in particular that of the pupils who spend a large part of their time there, was already at the heart of the concerns of the New Education movement. As Jean-François Dupeyron pointed out: « School is a place where pupils, accompanied by adults, learn to live by practising and learning through their experiences ». We need to look at this phrase learning to live: what experience does it cover? In recent years there has been a proliferation of surveys on the theme of « well-being at school ». Some studies even raise the question of « happiness at school », often from a personal development perspective and based on the doctrines of « humanist psychology » or « positive psychology ». The dossier we are proposing to produce takes a critical approach to the concrete reality of the educational institution to which children are entrusted. |
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