Manger pour ne pas être mangé
Cet article vise à montrer que la réciprocité est une notion insuffisante pour comprendre les modalités des relations qui unissent les humains à des forces agissantes prédatrices dans le Nord-Potosi bolivien. Pour les paysans de cette région, il ne s’agit pas seulement de neutraliser la prédation en...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/aof, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Anthropology of food
2014
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article vise à montrer que la réciprocité est une notion insuffisante pour comprendre les modalités des relations qui unissent les humains à des forces agissantes prédatrices dans le Nord-Potosi bolivien. Pour les paysans de cette région, il ne s’agit pas seulement de neutraliser la prédation en nourrissant des entités non humaines par le biais d’offrandes. Il s’agit aussi, en tant qu’humain, de se nourrir soi-même pour empêcher l’acte de prédation. En effet, l’homme veille à toujours se remplir d’aliments, de sang et de graisse. Grâce à ces contenus, il est complet, contenu et fermé et par là invulnérable. La graisse humaine par exemple fait office de contenant : plus qu’une partie représentant le corps, elle établit son rassemblement, elle le contient. Enfin, les aliments consommés constituent également un obstacle physique immédiat empêchant toute entité malveillante de s’introduire dans le corps humain par ses orifices. |
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