Neutralisation des clauses pay to be paid et attributive de juridiction au bénéfice de la victime exerçant une action directe internationale contre l’assureur

La Cour de justice de l’Union européenne a dit pour droit qu’une clause attributive de juridiction convenue entre un assureur et un preneur d’assurance ne saurait être opposée à la victime d’un dommage assuré, qui souhaite agir directement contre l’assureur, dès lors que l’extension aux victimes de...

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Glavni avtor: Farnoux, Étienne
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2026
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id cairn-RCDIP_261_0071
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spelling cairn-RCDIP_261_0071RCDIPRevue critique de droit international privé https://droit.cairn.info/revue-critique-de-droit-international-prive-2026-1-page-71?lang=fr https://doi.org/10.3917/rcdip.261.0071 Neutralisation des clauses pay to be paid et attributive de juridiction au bénéfice de la victime exerçant une action directe internationale contre l’assureur Farnoux, Étienne2026 § 2Action directeArticle 11Article 11 § 2Article 35AssuranceAutorisation de la loi de l’obligation principaleClause « pay to be paid »Compétence internationaleConflit de loisContrôle exceptionnel de la compétence indirecteEffet des jugementsLoi applicable au régime de l’action directeObstacle de la loi du contrat d’assuranceOpposabilité (non)Opposabilité de la clause attributive de juridiction à la victime (non)Possibilité de l’action directe de la victimeReglement (ce) no 44/2001 du conseil du 22 decembre 2000 (bruxelles i)Règles de compétence de protection de la partie faible en matière d’assurancefre Revue critique de droit international privé | Javier-Mars | 1 | 2026-07-07 | p. 71-85 | 0035-0958 RCDIP_2613 La Cour de justice de l’Union européenne a dit pour droit qu’une clause attributive de juridiction convenue entre un assureur et un preneur d’assurance ne saurait être opposée à la victime d’un dommage assuré, qui souhaite agir directement contre l’assureur, dès lors que l’extension aux victimes de l’effet contraignant des clauses attributives de juridiction pourrait compromettre l’objectif de la section 3 du chapitre II du règlement (CE) du Conseil n° 44/2001 du 22 décembre 2000 concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale (règlement Bruxelles I), à savoir protéger la partie économiquement et juridiquement la plus faible (CJUE, arrêt du 13 juillet 2017, Assens Havn, C-368/16, points 40 et 41). Il se déduit des articles 35, 12 § 1, et 11 § 2 du règlement Bruxelles I, que les règles impératives de la section 3 du chapitre II du règlement s’imposent à l’assureur qui agit contre la victime d’un dommage causé par l’assuré, la victime devant, au regard de l’article 12, § 1er, être assimilée au preneur d’assurance, assuré ou bénéficiaire. Dès lors que la clause attributive de juridiction est inopposable à la victime et que cette dernière est domiciliée en France, la décision anglaise ne peut être reconnue. Il résulte des principes régissant le conflit de lois en matière d’action directe que l’action est possible si elle est permise, soit par la loi de l’obligation principale, soit par la loi du contrat d’assurance, de sorte que, si la loi de l’obligation principale l’autorise, la loi du contrat d’assurance, applicable au régime de l’assurance, ne peut y faire obstacle et ne peut être invoquée que dans ses dispositions qui régissent les relations entre l’assureur et l’assuré, dispositions auxquelles la question de l’action directe est étrangère. Après avoir rappelé que la loi applicable à l’obligation principale était celle du lieu de survenance du dommage et, par conséquent, la loi française, que l’article L. 124-3 du code des assurances, d’application générale, accordait au tiers lésé une action directe contre l’assureur de responsabilité de l’auteur du dommage, et après avoir fait ressortir que, selon le droit anglais applicable au contrat d’assurance, la clause « pay to be paid », qui impose au responsable d’un sinistre d’indemniser la victime pour être remboursé par son assureur, avait pour effet de rendre l’action directe de la victime impossible, en privant cette action de son objet même, la cour d’appel en a exactement déduit que l’opposabilité de cette clause à la victime s’analysait en une règle de la loi du contrat régissant la possibilité de l’action directe, qui était évincée par la loi française applicable à l’obligation principale.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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topic § 2
Action directe
Article 11
Article 11
§ 2
Article 35
Assurance
Autorisation de la loi de l’obligation principale
Clause « pay to be paid »
Compétence internationale
Conflit de lois
Contrôle exceptionnel de la compétence indirecte
Effet des jugements
Loi applicable au régime de l’action directe
Obstacle de la loi du contrat d’assurance
Opposabilité (non)
Opposabilité de la clause attributive de juridiction à la victime (non)
Possibilité de l’action directe de la victime
Reglement (ce) no 44/2001 du conseil du 22 decembre 2000 (bruxelles i)
Règles de compétence de protection de la partie faible en matière d’assurance
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Contrôle exceptionnel de la compétence indirecte
Effet des jugements
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Obstacle de la loi du contrat d’assurance
Opposabilité (non)
Opposabilité de la clause attributive de juridiction à la victime (non)
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Farnoux, Étienne
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Clause « pay to be paid »
Compétence internationale
Conflit de lois
Contrôle exceptionnel de la compétence indirecte
Effet des jugements
Loi applicable au régime de l’action directe
Obstacle de la loi du contrat d’assurance
Opposabilité (non)
Opposabilité de la clause attributive de juridiction à la victime (non)
Possibilité de l’action directe de la victime
Reglement (ce) no 44/2001 du conseil du 22 decembre 2000 (bruxelles i)
Règles de compétence de protection de la partie faible en matière d’assurance
description La Cour de justice de l’Union européenne a dit pour droit qu’une clause attributive de juridiction convenue entre un assureur et un preneur d’assurance ne saurait être opposée à la victime d’un dommage assuré, qui souhaite agir directement contre l’assureur, dès lors que l’extension aux victimes de l’effet contraignant des clauses attributives de juridiction pourrait compromettre l’objectif de la section 3 du chapitre II du règlement (CE) du Conseil n° 44/2001 du 22 décembre 2000 concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale (règlement Bruxelles I), à savoir protéger la partie économiquement et juridiquement la plus faible (CJUE, arrêt du 13 juillet 2017, Assens Havn, C-368/16, points 40 et 41). Il se déduit des articles 35, 12 § 1, et 11 § 2 du règlement Bruxelles I, que les règles impératives de la section 3 du chapitre II du règlement s’imposent à l’assureur qui agit contre la victime d’un dommage causé par l’assuré, la victime devant, au regard de l’article 12, § 1er, être assimilée au preneur d’assurance, assuré ou bénéficiaire. Dès lors que la clause attributive de juridiction est inopposable à la victime et que cette dernière est domiciliée en France, la décision anglaise ne peut être reconnue. Il résulte des principes régissant le conflit de lois en matière d’action directe que l’action est possible si elle est permise, soit par la loi de l’obligation principale, soit par la loi du contrat d’assurance, de sorte que, si la loi de l’obligation principale l’autorise, la loi du contrat d’assurance, applicable au régime de l’assurance, ne peut y faire obstacle et ne peut être invoquée que dans ses dispositions qui régissent les relations entre l’assureur et l’assuré, dispositions auxquelles la question de l’action directe est étrangère. Après avoir rappelé que la loi applicable à l’obligation principale était celle du lieu de survenance du dommage et, par conséquent, la loi française, que l’article L. 124-3 du code des assurances, d’application générale, accordait au tiers lésé une action directe contre l’assureur de responsabilité de l’auteur du dommage, et après avoir fait ressortir que, selon le droit anglais applicable au contrat d’assurance, la clause « pay to be paid », qui impose au responsable d’un sinistre d’indemniser la victime pour être remboursé par son assureur, avait pour effet de rendre l’action directe de la victime impossible, en privant cette action de son objet même, la cour d’appel en a exactement déduit que l’opposabilité de cette clause à la victime s’analysait en une règle de la loi du contrat régissant la possibilité de l’action directe, qui était évincée par la loi française applicable à l’obligation principale.
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publishDate 2026
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