« Pour qui, pourquoi traduire la littérature en ḥaketía? »

La langue judéo-espagnole du nord du Maroc et de l’Oranie ou ḥaketía – aujourd’hui en grand danger d’extinction – est demeurée principalement orale ; les textes littéraires écrits dans cette langue sont rares et récents. Les traduire ou traduire des textes d’autres langues en ḥaketía participe d’un...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/trans,
Autor principal: Amselem, Line
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: TRANS- 2025
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:La langue judéo-espagnole du nord du Maroc et de l’Oranie ou ḥaketía – aujourd’hui en grand danger d’extinction – est demeurée principalement orale ; les textes littéraires écrits dans cette langue sont rares et récents. Les traduire ou traduire des textes d’autres langues en ḥaketía participe d’un élan en vue de sa conservation et de sa diffusion. Le présent article étudie les enjeux de trois expériences de traduction de et en ḥaketía : la première est l’écriture de notre roman Petites histoires de la rue Saint-Nicolas (2006) associée à son auto-traduction en espagnol et Ḥaketia (2012), puis à sa traduction en italien par C. Ruffinengo (2012) ; la suivante analyse les documents de travail de la traduction en ḥaketía d’une fable d’Ésope pour la DGLFLF en collaboration avec A. Bengio (2017) ; la dernière soulève la question du choix des textes à traduire pour l’Anthologie de la poésie mondiale (2021). Dans tous les cas, la valeur testimoniale de la traduction pour les langues menacées est mise en relief.