L’orientation en France : entre projet et sélection
Alors que la transmission directe d’une profession des parents aux enfants est aujourd’hui disqualifiée en France comme dans la plupart des pays comparables, la question de l’orientation des jeunes vers un métier y revêt une importance cruciale. Censée se jouer sur la base du mérite scolaire, elle d...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/ries, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue internationale d'éducation de Sèvres
2025
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Alors que la transmission directe d’une profession des parents aux enfants est aujourd’hui disqualifiée en France comme dans la plupart des pays comparables, la question de l’orientation des jeunes vers un métier y revêt une importance cruciale. Censée se jouer sur la base du mérite scolaire, elle donne aux scolarités un poids décisif. Depuis les années 1960, les politiques ont ouvert l’accès à l’éducation et cherché à rendre les cursus moins dépendants de l’origine sociale des élèves. Mais, au-delà des inégalités de réussite, les mobilisations des parents pour maximiser les chances de leur enfant font que les orientations restent davantage liées à leur connaissance fine d’un système qui s’est largement complexifié. Les « choix » des jeunes dépendent d’une autosélection socialement diversifiée, intégrant des contraintes inégales (risques d’échec plus ou moins forts, poids de l’origine géographiques ou des stéréotypes de genre…), selon une logique bien plus scolaire que professionnelle. Tant que les carrières scolaires restent marquées par le milieu social et que les jeunes et leur famille anticipent des professions inégalement désirables, les orientations ne sauraient être le reflet ni du mérite ni des projets des élèves. |
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