La catégorisation, entre cognition et interaction

L’ambition de cette conclusion est de revenir sur quelques-uns des présupposés théoriques que véhiculent les textes présentés dans le cadre de ce volume, et de les faire dialoguer avec un point de vue alternatif, celui de l’analyse de l’interaction. En dépit des éléments de variation, voire de contr...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ree,
Autores principales: Zogmal, Marianne, Filliettaz, Laurent
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Recherches en éducation 2020
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’ambition de cette conclusion est de revenir sur quelques-uns des présupposés théoriques que véhiculent les textes présentés dans le cadre de ce volume, et de les faire dialoguer avec un point de vue alternatif, celui de l’analyse de l’interaction. En dépit des éléments de variation, voire de controverses qui les caractérisent, les articles convergent, à certains égards, sur la manière de conceptualiser la problématique de la catégorisation comme un phénomène de nature cognitive. Ils prennent également position, de manière plus ou moins explicite, sur la manière dont ces phénomènes cognitifs s’articulent à la problématique de l’action, de la temporalité et du langage, notamment. Après avoir dégagé ces éléments transversaux de positionnement qui permettent de « catégoriser » les textes produits, nous proposons de considérer la problématique des catégories dans les conditions de leur mise en œuvre dans les interactions verbales et non verbales. Un déplacement du regard est ici proposé, qui amène à renverser, ou du moins à mettre en perspective les présupposés d’une approche cognitive de la catégorisation. Afin d’illustrer notre propos, nous terminons cet article en présentant quelques données empiriques portant sur la conduite d’une activité ludique dans le champ de l’éducation de la petite enfance. Nous y montrons que des processus de catégorisation y sont à l’œuvre en permanence, et qu’ils constituent une condition de la conduite de l’activité, dès lors que celle-ci est conçue comme un processus dynamique et situé de coordination entre les participants.