Les routines d’exclusion dans les collèges de la grande pauvreté à l’intersection des rapports sociaux
L’activité punitive, objet encore marginal dans les recherches en éducation françaises, constitue un mécanisme central de régulation et de reproduction des rapports sociaux de genre, de classe et de race. Cet article présente les résultats d’une enquête ethnographique menée dans trois collèges REP+...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/gef, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
GEF - Genre Éducation Formation
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’activité punitive, objet encore marginal dans les recherches en éducation françaises, constitue un mécanisme central de régulation et de reproduction des rapports sociaux de genre, de classe et de race. Cet article présente les résultats d’une enquête ethnographique menée dans trois collèges REP+ et montre que les pratiques punitives, notamment l’exclusion, s’appuient sur des logiques capacitistes et racialisées dissimulées sous un discours de neutralité républicaine. Les sanctions, loin d’être uniformes, traduisent des interprétations stéréotypées du comportement des élèves, renforçant leur stigmatisation et leur éloignement progressif de l’institution. Face à cette normativité différenciée, les adolescent·es déploient des stratégies d’ajustement et d’agentivité, négociant leur rapport à la norme selon les contextes. L’approche intersectionnelle permet ainsi de saisir la dimension structurelle, performative et inégalitaire d’exercice disciplinaire au sein du système éducatif français. |
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