De la provenance à l’origine, de l’État au terroir : « nouveaux » discours pour l’affirmation qualitative des cafés d’Afrique de l’Est.
Depuis une dizaine d’années, on observe la diffusion du modèle sud-européen de construction de la qualité des produits agro-alimentaires hors de son aire historique. C’est en particulier le cas du vin dont l’organisation ancienne des liens avec le terroir est de plus en plus souvent projetée sur les...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/com, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Les Cahiers d’Outre-Mer
2011
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Depuis une dizaine d’années, on observe la diffusion du modèle sud-européen de construction de la qualité des produits agro-alimentaires hors de son aire historique. C’est en particulier le cas du vin dont l’organisation ancienne des liens avec le terroir est de plus en plus souvent projetée sur les cafés « de qualité » dont les caractéristiques seraient censées être inséparables de leur origine. L’analyse de documents vantant les qualités des cafés est-africains montre que, sauf exceptions étroitement localisées, cette transposition est très inégalement avancée et que, même en Éthiopie, on est encore loin de la conception du café comme étant le produit d’un individu caféiculteur œuvrant dans un terroir délimité. Pour l’essentiel, la mise en exergue des qualités des cafés est-africains fait toujours référence aux caractéristiques identifiées depuis des dizaines d’années. |
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