Iterprétabilité des traits et acquisition des langues maternelle et seconde : clitiques et déterminants en grec

L’hypothèse que cet article vise à tester consiste à expliquer la différence entre l’acquisition de la L1 par l’enfant et d’une L2 par un adulte grâce à la distinction entre traits grammaticaux « interprétables » (sémantiques) et « ininterprétables » (formels). Selon cette hypothèse, la différence e...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/aile,
Tác giả chính: Tsimpli, Ianthi Maria
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Acquisition et interaction en langue étrangère 2009
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Tóm tắt:L’hypothèse que cet article vise à tester consiste à expliquer la différence entre l’acquisition de la L1 par l’enfant et d’une L2 par un adulte grâce à la distinction entre traits grammaticaux « interprétables » (sémantiques) et « ininterprétables » (formels). Selon cette hypothèse, la différence entre grammaires de première et de seconde langue serait limitée au domaine des traits ininterprétables, les seuls soumis aux contraintes de la « période critique », et inaccessibles de ce fait lors de l’acquisition d’une L2 analyseraient de manière erroné les éléments de la langue cible qui comportent des faisceaux de ces traits. En grec, les pronoms clitiques et l’article défini appartiennent à la même catégorie –celle des D(éterminants), et répondent à cette description. Les pronoms clitiques de 1er et 2 personne se distinguent de ceux de 3e personne en ce que les premiers comportent le trait interprétable [personne], trait qui n’est pas spécifié dans le cas des derniers. L’hypothèse prédit en conséquence que l’acquisition de la L2 devrait refléter cette différence par un développement distinct des clitiques possédant le trait [personne] et de ceux qui en sont dépourvus. Les données permettent d’affirmer que la primo-acquisition des clitiques et des déterminants du grec se caractérise par deux stades, un premier où ces morphèmes –ainsi, vraisemblablement, que les projections correspondantes –sont absents, et un second qui atteste de la revanche les données qui concernent un stade avancé d’acquisition de la L2 manifestent la persistance de problèmes concernant les clitiques de 3e personne et l’article défini, ce qui confirme l’hypothèse d’une hiérarchie d’accessibilité des traits interprétables et ininterprétables. Elles montrent en même temps que l’emploi des déterminants et des clitiques est limité p ar un trait de [référence / définitude] que la grammaire de L2 impose à ces éléments problématiques, leur attribuant ainsi, de façon erronée, des traits interprétables pour lutter contre le caractère erratique d’un emploi purement optionnel.