Soft law et droit de l'OMC

On peut comprendre la soft law en distinguant le caractère obligatoire des règles de leur force contraignante. Des exemples pris du droit économique international montrent qu’on ne peut pas simplement qualifier les règles de « contraignantes » ou « non contraignantes». La contrainte existe toujour...

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Autore principale: Culot, Henri
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2006
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:On peut comprendre la soft law en distinguant le caractère obligatoire des règles de leur force contraignante. Des exemples pris du droit économique international montrent qu’on ne peut pas simplement qualifier les règles de « contraignantes » ou « non contraignantes». La contrainte existe toujours « dans une certaine mesure », dont l’évaluation est une des missions politiques du juge. Ainsi, l’analyse de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes relative à l’invocabilité du droit de l’OMC, plus particulièrement à son caractère « inconditionnel », révèle l’existence d’une politique jurisprudentielle modulant la force contraignante des règles juridiques. D’autre part, les références à des textes de soft law présentes dans les Accords de l’OMC relatifs aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et aux obstacles techniques au commerce (OTC) sont un exemple de « reprise » de la soft law par le droit positif et, dès lors, de modification de la contrainte dont il est assorti. De nouveau, cette contrainte dépend en grande partie de l’appréciation du juge.