Le contrôle par le juge de l'exequatur des condamnations pécuniaires prononcées par un juge étranger

Mis en lumière par le célèbre arrêt Fountaine Pajot, le contrôle pratiqué par le juge de l’exequatur sur le montant des condamnations pécuniaires prononcées par les juridictions étrangères revêt aujourd’hui différents visages : à lire les arrêts rendus par la Cour de cassation en ce domaine, il pe...

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Auteur principal: Sindres, David
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2022
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Mis en lumière par le célèbre arrêt Fountaine Pajot, le contrôle pratiqué par le juge de l’exequatur sur le montant des condamnations pécuniaires prononcées par les juridictions étrangères revêt aujourd’hui différents visages : à lire les arrêts rendus par la Cour de cassation en ce domaine, il peut en effet concerner tout aussi bien le montant des dommages-intérêts accordés par le juge d’origine, comme dans l’affaire Fountaine Pajot, que celui des intérêts d’un prêt ou celui d’une indemnité octroyée au titre des frais de procédure exposés par l’une des parties à l’étranger. Si la justification d’un tel contrôle, qui vise à s’assurer de la conformité de la décision étrangère à l’ordre public international de fond, ne soulève guère de difficultés, il en va autrement de son périmètre exact et des critères à l’aune desquels il doit être exercé, lesquels demeurent en l’état très incertains. Cet article tente donc d’instiller de la clarté en la matière, en insistant tout particulièrement sur une double nécessité : d’une part, celle d’éviter qu’un tel contrôle ne dégénère en une révision au fond de la décision étrangère, et, d’autre part, celle de forger des critères propres à chaque hypothèse et reflétant les principes essentiels du droit du for sur la question posée.