Les limites de la coprésence à distance

Depuis une perspective ethnométhodologique, nous proposons d’examiner la façon dont la mobilité devient une caractéristique réflexive de l’expérience concrète de participants à un cours d’action. À la recherche d’un terrain permettant de saisir la mobilité non pas en amont de l’action, comme un élém...

全面介紹

Enregistré dans:
書目詳細資料
Auteurs principaux: Relieu, Marc, Morel, Julien
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2011
主題:
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
實物特徵
總結:Depuis une perspective ethnométhodologique, nous proposons d’examiner la façon dont la mobilité devient une caractéristique réflexive de l’expérience concrète de participants à un cours d’action. À la recherche d’un terrain permettant de saisir la mobilité non pas en amont de l’action, comme un élément déterminant un type d’activité ou de contexte, mais plutôt en aval, comme un trait émergent d’une activité située, nous avons sélectionné des conversations de guidage et de demande d’itinéraire. Après avoir proposé une synthèse des travaux d’ethnométhodologie et d’analyse conversationnelle sur les instructions de déplacement et leur traitement dans l’interaction, nous examinons des séquences issues d’un corpus de conversations naturelles passées depuis des téléphones portables. Celles-ci comportent des séquences composées de localisations (du type « je suis devant X ») et d’instructions (du type « prenez à droite »). La mobilité apparaît à travers les modifications de l’organisation séquentielle du guidage et la répartition de ces actions entre le guide et celui qui demande un itinéraire. Nous montrons que le demandeur introduit de nombreuses localisations dont le statut séquentiel devient un enjeu de la conversation. Le traitement de ces localisations par les participants s’opère par un ajustement permanent entre des ressources locales et distantes, qui confère un sens précis à la notion de conversation mobile.