L’éducation informelle contre la forme scolaire ?
L’impératif d’efficacité économique conduit-il l’institution scolaire à remettre en question la forme qui lui a été donnée depuis trois siècles ? La forme scolaire est-elle condamnée à céder la place à des modes d’éducation informelle prenant en compte le contexte social et économique local ?...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’impératif d’efficacité économique conduit-il
l’institution scolaire à remettre en question la
forme qui lui a été donnée depuis trois siècles ?
La forme scolaire est-elle condamnée à céder
la place à des modes d’éducation informelle
prenant en compte le contexte social et économique local ?
Après l’impulsion donnée par les organisations internationales au développement économique des anciens pays colonisés, le domaine de l’éducation a eu recours à la trilogie
formel, non-formel, informel, mais toutes les
sociétés, riches ou pauvres, ont développé des
modalités éducatives relevant de l’éducation
informelle. Si l’éducation formelle se caractérise par la décontextualisation des savoirs, le
lien entre étude et travail productif implique
que l’éducation informelle soit contextualisée. De son côté Guy Vincent a défini les invariants de la forme scolaire, qu’il fait remonter
aux écoles chrétiennes du xviie siècle, et la
production de disciplines scolaires qui sont
autant des séparations conventionnelles de
champs du savoir que des moyens de moraliser les esprits.
Aujourd’hui, les ressorts des apprentissages
informels sont devenus incontournables dans
la conception des parcours de formation, de
la petite enfance à l’âge scolaire et tout au
long de la vie. L’appréhension de la complexité
des savoirs indispensables pour comprendre
la complexité du monde paraît de moins en
moins à la portée exclusive de l’éducation
formelle, et la socialisation se fait de plus en
plus au travers d’expérimentations entre pairs,
par les usages de l’internet et des réseaux sociaux, c’est-à-dire par l’éducation informelle.
Dès lors se pose la question de savoir si le salut de la forme scolaire aujourd’hui en crise
mais toujours dominatrice reposerait sur une
meilleure prise en compte des apprentissages
informels.
Le rapport dialogique dans lequel sont entrées
ces deux notions pourrait-il faire en sorte que
la forme scolaire, sous l’influence de l’éducation informelle, deviendrait capable de favoriser la socialisation démocratique des futurs
citoyens dans un monde complexe ? |
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