Quand une langue traduit sa sœur : Sholem Aleykhem en hébreu
Depuis le début du xxe siècle, la littérature yiddish est abondamment traduite en langues non-juives. Mais l’hébreu a aussi sa place au sein de ces traductions et, à tout seigneur, tout honneur, Sholem Aleykhem est traduit dès les années vingt par son gendre, Yitskhok Dov Berkovitsh. Depuis, de nomb...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
TRANS-
2025
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Depuis le début du xxe siècle, la littérature yiddish est abondamment traduite en langues non-juives. Mais l’hébreu a aussi sa place au sein de ces traductions et, à tout seigneur, tout honneur, Sholem Aleykhem est traduit dès les années vingt par son gendre, Yitskhok Dov Berkovitsh. Depuis, de nombreux textes du « petit-fils » de la littérature yiddish ont été revisités par maint traducteur dont Arieh Aharoni, Dan Miron et, aharon aharon haviv, le dernier mais non le moindre, Benny Mer. À travers une étude comparée et contextualisée de quelques courts extraits, les points suivants seront abordés : si le yiddish et l’hébreu sont, comme l’écrit Dov Sadan, « deux jumelles qui vivent sous un même toit », la traduction de l’une vers l’autre langue ne poserait alors aucun problème d’ordre linguistique ou culturel ? La frontière de la lehavdl loshn cesserait-elle alors d’exister entre ces deux langues ? Mais l’hébreu entre-t-il dans le sérail des langues juives ? Et au fil des décennies, l’hébreu israélien n’est-il pas devenu une langue européenne ? Qu’en est-il alors de l’identité juive des œuvres yiddish de Sholem Aleykhem lorsque celles-ci « passent » en hébreu ? Ces questions seront illustrées par des traductions qui s’échelonnent environ de 1925 et 2016. |
|---|