La traduction juive comme postmémoire : la poésie de la Shoah d’Itzhak Katzenelson en judéo-espagnol et en français

L’article propose une étude traductologique comparatiste de la lamentation yiddish Dos lid funem oysgehargetn Yidishn folk (1943-1944), écrite par l’auteur polonais Itzhak Katzenelson dans le camp d’internement de Vittel, peu avant sa déportation à Auschwitz, et de ses deux traductions : la judéo-es...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/trans,
Autor principal: Gabbay, Cynthia
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: TRANS- 2025
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:L’article propose une étude traductologique comparatiste de la lamentation yiddish Dos lid funem oysgehargetn Yidishn folk (1943-1944), écrite par l’auteur polonais Itzhak Katzenelson dans le camp d’internement de Vittel, peu avant sa déportation à Auschwitz, et de ses deux traductions : la judéo-espagnole (El kante del puevlo djidyó atemado, 2006), menée par le poète et traducteur catalan Arnau Pons, et la française (Le Chant du peuple juif assassiné, 2005), entreprise par la traductrice Batia Baum. La question se pose à propos de la nature et définition de la « traduction juive », dans ses diverses possibilités. Si la traduction d’un texte, originé dans des conditions de hypercolonialisme, décolonise à travers une reconfiguration de la langue, soit-elle ultramineure (le ladino) ou majeure (le français), son impact sur la culture antisémite qui persiste bien au-delà de la Shoah reste toujours relevante, toujours nécessaire.