Compter ses heures. Les enjeux de la rémunération en collectif agricole autogéré
Cet article analyse une initiative inédite menée au sein d’un collectif agricole autogéré en Toscane, visant à rémunérer trois types d’activités : la boulangerie, la brasserie et la vinification. La première partie montre combien le décompte des heures de travail se révèle complexe dans ces espaces...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/temporalites, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Temporalités
2026
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Cet article analyse une initiative inédite menée au sein d’un collectif agricole autogéré en Toscane, visant à rémunérer trois types d’activités : la boulangerie, la brasserie et la vinification. La première partie montre combien le décompte des heures de travail se révèle complexe dans ces espaces où la frontière entre « travail » et « non-travail » est (intentionnellement) floue. « Compter ses heures » met en tension, d’un côté, les idéaux autogestionnaires et anti-productivistes des habitants et, de l’autre, leur volonté de vivre du travail de la ferme sans dépendre d’un emploi salarié extérieur. La deuxième partie décrit l’organisation temporelle et matérielle de ces trois secteurs productifs. Les troisième et quatrième parties analysent les débats et conflits suscités par ce projet de salarisation interne : d’abord autour du statut du travail domestique ; ensuite autour des choix d’organisation et de productivité du travail agricole, qui opposent les individus selon leur niveau de précarité et de dépendance économique. L’article montre ainsi en quoi l’étude de la formalisation du temps de travail dans les collectifs néo-paysans révèle les rapports de forces qui structurent ces espaces et qui, dans ce cas, se cristallisent autour des enjeux d’égalité de genre et de classe. |
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