Prairie naturelle, « Campero » et ingénieur

Prairie naturelle, « campero » et ingénieur. Deux conceptions de l’élevage en Uruguay. En Uruguay, la préservation de l’écosystème de prairie naturelle ne correspond pas à des politiques publiques environnementales d’avant-garde, mais à l’élevage sur pâturage naturel (campo natural). Les politiques...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/tc,
Yazar: Torres Alvarez, Maria Fernanda de
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Techniques & culture 2016
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Prairie naturelle, « campero » et ingénieur. Deux conceptions de l’élevage en Uruguay. En Uruguay, la préservation de l’écosystème de prairie naturelle ne correspond pas à des politiques publiques environnementales d’avant-garde, mais à l’élevage sur pâturage naturel (campo natural). Les politiques publiques ont cherché à moderniser l’élevage, s’appuyant sur une légitimité agronomique qui considère les pâturages naturels comme étant de faible productivité. Ce projet de modernisation est opposé au maintien des pâturages naturels dans le territoire, lequel est lié à un élevage très saisonnier, où le travail principal (la recorrida) est assuré par des travailleurs agricoles dépourvus d’instruction scolaire Les différentes conceptions de la prairie naturelle reposent sur diverses formes de connaissances, qui structurent une hiérarchie des savoirs, lesquels bénéficient d’une légitimité plus ou moins grande pour orienter les politiques publiques. Deux points de vue sur les prairies se sont ainsi constitués : celui des éleveurs et celui des agronomes, chacun défendant une conception particulière de l’élevage : d’un côté un rapport au vivant animal et végétal basé sur un faible degré d’interventionnisme et la très forte valorisation des ressources locales, de l’autre une approche fondée sur la nécessité de transformer le milieu et de contrôler la production, faisant appel à des technologies étrangères.