Fabriquer la visibilité
Comment exécuter, apprendre ou décrire des techniques dans un contexte où leur accès visuel est entravé ? Le présent article s’intéresse aux enjeux de la visibilité et de ce qui la trouble dans la formation des connaissances professionnelles et l’apprentissage des techniques y afférant. En se focali...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Techniques & culture
2019
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Comment exécuter, apprendre ou décrire des techniques dans un contexte où leur accès visuel est entravé ? Le présent article s’intéresse aux enjeux de la visibilité et de ce qui la trouble dans la formation des connaissances professionnelles et l’apprentissage des techniques y afférant. En se focalisant sur le métier d’horloger tel qu’il est aujourd’hui exercé et transmis dans l’industrie des montres en Suisse, l’article explore la façon dont les praticiens acquièrent un certain regard professionnel en étant confronté à des problèmes de visibilité liés aux propriétés matérielles de l’activité horlogère. Les praticiens contournent ces problèmes à l’aide de diverses mises en écriture des techniques professionnelles et de leurs composantes. Le regard des horlogers se distribue ainsi entre de multiples objets et qualités sensorielles. Il s’agira de montrer plus précisément que la visibilité qui conditionne l’exercice du regard expert se fabrique à travers l’usage et la création de différents supports graphiques. Les notions de « technographie » (Buob, Chevallier & Gosselain) et d’« inscription » (prolongée par Latour & Woolgar, et Callon à partir de Derrida et Goody) permettront de caractériser les écritures ainsi produites et de souligner en quoi elles aident les apprentis à s’approprier le métier. |
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