L’identité projetée des DRH
L’identité professionnelle des DRH suisses repose sur un paradoxe : bien que dans une posture dirigeante, bénéficiant de compétences techniques cumulées et diversifiées, ils ont du mal à se définir au sein de leur entreprise de rattachement. Leur collectif professionnel RH est certes faible, leur rô...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/sociologies, |
|---|---|
| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Izdano: |
SociologieS
2021
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | L’identité professionnelle des DRH suisses repose sur un paradoxe : bien que dans une posture dirigeante, bénéficiant de compétences techniques cumulées et diversifiées, ils ont du mal à se définir au sein de leur entreprise de rattachement. Leur collectif professionnel RH est certes faible, leur rôle d’intermédiation n’est pas ressenti comme bilatéral par les salariés et leur position dirigeante n’est pas souvent établie, tandis que l’expertise dans l’outillage technique laisse sceptiques les plus avisés d’entre eux, plutôt défenseurs du « face à face ». Le mythe du progrès social dans l’entreprise a certes perdu de sa splendeur, mais les DRH ne renoncent pas complètement à l’idée d’un passé glorieux, au double récit collectif et individuel de l’avènement d’une profession à part entière et d’une réussite personnelle. Vivant une forte injonction à l’adaptation de court terme, dans des contextes économiques mouvants où le char du social est fortement arrimé à la direction financière, ils tentent de fuir le scepticisme par l’imaginaire, se projetant stratège occulte/conseiller du prince, ou encore dans la culture de réseaux externes plus tangibles, dont la portée est affective et symbolique autant qu’instrumentale. |
|---|