Enseignement de l’intonation en FLE aujourd’hui
Depuis les années 1980, l’enseignement de l’intonation a pratiquement disparu des manuels de FLE (Billières, 2008). On peut en rechercher les causes à partir des éléments suivants :1. Depuis Delattre (1966), qui reste la référence la plus citée, une certaine confusion subsiste parfois à propos de la...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/rdlc, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Recherches en didactique des langues et des cultures
2019
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Depuis les années 1980, l’enseignement de l’intonation a pratiquement disparu des manuels de FLE (Billières, 2008). On peut en rechercher les causes à partir des éléments suivants :1. Depuis Delattre (1966), qui reste la référence la plus citée, une certaine confusion subsiste parfois à propos de la modalité (déclarative, interrogative, implicative, etc.) et la structure prosodique (la hiérarchie des groupes accentuels) de l’énoncé.2. Depuis plus de 30 ans, la théorie phonologique autosegmentale-métrique, développée au départ pour l’anglais américain, est devenue le modèle dominant au point de rendre inaudible d’autres approches pour le public du FLE.3. L’utilisation des cibles tonales dans la notation ToBI presque exclusivement utilisée dans les descriptions intonatives du français est très peu intuitive et a pour effet de décourager bon nombre d’enseignants et d’apprenants.4. Dans les descriptions autosegmentales-métriques du français, on observe le plus souvent un amalgame entre les aspects phonétiques et phonologiques, dus au caractère holistique attribué à l’intonation de l’énoncé. On comprend que tous ces aspects peuvent désarçonner les enseignants de FLE tentés par l’enseignement de l’intonation et pas seulement par la prononciation des syllabes ou par la grammaire et le lexique. Si d’aventure ils persistaient dans leur volonté d’enseigner l’intonation du français, le flou des descriptions dominantes soutenues par un marketing scientifique impressionnant, opérant toujours sur des phrases très courtes, ne peuvent que les décourager. On présente ici une autre approche, basée sur les découvertes les plus récentes de la neurolinguistique, permettant de proposer aux apprenants un principe explicatif simple pour rendre compte de l’intonation de la parole lue aussi bien que spontanée. |
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