Vers la déconstruction d’un apprentissage idéologique : Des "représentations-obstacles" dans l’enseignement des langues en France

Cet article s’appuie sur une recherche de terrain en cours dans les IUFM du Nord-Pas de Calais et de Picardie auprès d’environ 300 étudiants au professorat des écoles et professeurs des écoles stagiaires. En combinant une dimension quantitative de nature statistique (par questionnaires) et une appro...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/rdlc,
Egile nagusia: Forlot, Gilles
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Recherches en didactique des langues et des cultures 2017
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article s’appuie sur une recherche de terrain en cours dans les IUFM du Nord-Pas de Calais et de Picardie auprès d’environ 300 étudiants au professorat des écoles et professeurs des écoles stagiaires. En combinant une dimension quantitative de nature statistique (par questionnaires) et une approche qualitative d’analyse de discours sollicités, nous exposerons les premières conclusions de l’étude et explorerons les multiples décalages existant entre les objectifs institutionnels dans le domaine des LVE en France et les représentations sociolinguistiques des personnels chargés de les enseigner dans le primaire. On y exposera notamment les difficultés – ou parfois les réticences – ressenties par les professeurs des écoles débutants à adhérer à une démarche plurilingue de l’enseignement des LVE qui rompt avec une approche "classique", c’est-à-dire souvent lexicaliste et grammaticale de l’enseignement. On constate qu’en dépit d’une progressive ouverture aux langues et à la diversité, les positionnements des futurs enseignants du primaire reflètent encore une idéologie monolingue et des postures à tendance "schizolingue", acquise dès l’enfance et tout au long de la scolarité et reposant en grande partie sur des représentations des langues que l’on pourrait qualifier d’"hyper-normatives" et génératrice d’insécurité linguistique. On s’interrogera pour finir sur le rôle de la formation des enseignants dans la construction, la reproduction – et éventuellement la déconstruction – de ces représentations.