L’apprentissage, un âge critique ? Désapprendre dans les ateliers de David et Ingres
Cet article propose une lecture du désapprentissage à partir des récits d’atelier légués par Étienne-Jean Delécluze (1781-1863) et Amaury-Duval (1808-1885), élèves et mémorialistes de Jacques-Louis David (1748-1825) et Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). Il examine la manière dont ces textes,...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Perspective
2026
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article propose une lecture du désapprentissage à partir des récits d’atelier légués par Étienne-Jean Delécluze (1781-1863) et Amaury-Duval (1808-1885), élèves et mémorialistes de Jacques-Louis David (1748-1825) et Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). Il examine la manière dont ces textes, rédigés rétrospectivement, construisent simultanément la mémoire de l’apprentissage artistique et l’autorité du maître, dans le contexte d’une recomposition institutionnelle de la formation au tournant des xviiie et xixe siècles. S’ils reviennent, à des années de distance, sur des expériences de jeunesse, ces récits s’adressent aussi au présent de leur écriture, marqué par le déclin d’un modèle académique unifié. Le désapprentissage y apparaît comme une injonction par laquelle le maître invite l’élève à se défaire des habitudes acquises. Indissociable d’un travail de dépouillement et de dépossession du regard, il engage l’élève dans une forme de conversion, condition d’un accès renouvelé à l’expérience artistique. L’article montre ainsi comment le désapprentissage fonctionne, dans ces récits, comme un moment central de la transmission et de la mise en mémoire de l’apprentissage artistique. |
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