Ni patrons ni ouvriers : le cas des éleveurs intégrés
Pourquoi des éleveurs travaillent-ils en intégration, c’est-à-dire comme des sous-traitants d’autres éleveurs ou de firmes agroalimentaires, alors que cette manière d’exercer leur métier est l’objet de discrimination et de disqualification sociale ? Nous soutiendrons l’hypothèse que cette manière de...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/nrt, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
La Nouvelle Revue du Travail
2014
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Pourquoi des éleveurs travaillent-ils en intégration, c’est-à-dire comme des sous-traitants d’autres éleveurs ou de firmes agroalimentaires, alors que cette manière d’exercer leur métier est l’objet de discrimination et de disqualification sociale ? Nous soutiendrons l’hypothèse que cette manière de travailler leur permet de faire face à leur vulnérabilité sociale, en construisant un métier hybride, porteur de ressources identitaires. Ils peuvent alors poursuivre ou initier d’autres activités professionnelles sur leurs exploitations et ainsi acquérir un autre statut. Cette diversification constitue pour eux une compensation identitaire, face au cadrage de l’intégration et à leur disqualification sociale. Notre propos s’appuie sur des entretiens compréhensifs menés auprès d’éleveurs intégrés et d’intégrateurs. Ceux-ci concernent plus d’une vingtaine d’éleveurs de volaille, « bio » et non « bio », et autant d’éleveurs porcins, partagés entre intégrés et intégrateurs. Nous examinons d’abord l’intégration comme une remise en cause des voies légitimes d’accès au métier d’éleveur. Nous analysons ensuite la diversification des manières d’exercer leur métier par ces éleveurs. Dès lors, nous nous interrogeons sur leur vulnérabilité identitaire. |
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