Les normes alimentaires des paysans mixtèques (État d’Oaxaca, Mexique)
Les paysans mixtèques considèrent comme consommable une large gamme d’aliments d’origine animale ou végétale. Leur pensée holistique les mène à considérer, plus encore que d’autres sociétés, que l’on est ce qu’on mange, aussi se préoccupent‑ils de la source de leurs aliments. Comme ils sont avant to...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal des anthropologues
2010
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les paysans mixtèques considèrent comme consommable une large gamme d’aliments d’origine animale ou végétale. Leur pensée holistique les mène à considérer, plus encore que d’autres sociétés, que l’on est ce qu’on mange, aussi se préoccupent‑ils de la source de leurs aliments. Comme ils sont avant tout agriculteurs, la base de leur alimentation est végétale. Le maïs, en particulier, plante à forte valeur symbolique, est indispensable, et la saveur dominante est celle du piment. Leurs normes alimentaires imposent un cadre au sein duquel les variations et les innovations sont possibles. Le cadre est tout d’abord spatial et temporel, car ils distinguent le repas pris à la maison de celui pris aux champs ou en déplacement. L’un ou l’autre doivent avoir lieu à heures régulières, en dehors desquelles tout grignotage est permis. Le repas doit ensuite obéir à une certaine structure et à un équilibre entre aliments « chauds » et « froids », au risque de s’exposer à des désordres de santé. Jusqu’à présent, ce cadre est relativement respecté, tout en ayant permis des changements alimentaires sur le long terme et surtout récemment par l’impact de la migration. |
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