La construction institutionnalisée de l’altérité en mobilité professionnelle : une réification bien pratique ?
Les expériences de mobilité sont complexes. Il en sera question à travers le cas d’étudiantes alémaniques en formation initiale qui, se destinant au métier d’enseignante du primaire à Bern et effectuant un stage pratique dans un autre espace linguistique suisse, se voient simultanément exposées à di...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/glottopol, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Glottopol
2023
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les expériences de mobilité sont complexes. Il en sera question à travers le cas d’étudiantes alémaniques en formation initiale qui, se destinant au métier d’enseignante du primaire à Bern et effectuant un stage pratique dans un autre espace linguistique suisse, se voient simultanément exposées à différents types de mobilité : géographique, linguistique, culturelle, professionnelle, etc. Pourtant, avoir été au contact de la diversité ne signifie pas avoir l’expérience de la diversité et le contact avec une « altérité » n’implique pas davantage le développement automatique de compétences interculturelles linguistiques ou réflexives. Doter les étudiantes d’outils leur permettant de transcender leurs expériences de mobilité en vue d’un réinvestissement dans leur formation et trajectoire professionnelle est un enjeu de taille. Comment s’articulent, entre autres et dans le cadre précis de cette formation, altérité linguistique et altérité professionnelle ? Les besoins spécifiques d’une formation légitiment-ils la mise en altérité des pratiques scolaires d’espaces supposément « autres » ? L’altera lingua, entendue ici comme la construction sociale de l’altérité en situation de mobilité, serait-elle finalement une réification bien commode pour consolider et développer la formation ? |
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