Une analyse a priori contextuelle, pour une réception instruite de l’œuvre étudiée

Ce texte reprend une question centrale en didactique comparative : comment identifier les savoirs pouvant être étudiés par les sujets pris dans une action conjointe, lorsque l’enjeu didactique n’en est pas déclaré a priori parce qu’il est défini en contexte par le cours des interactions. Il interrog...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/ced,
第一著者: Mercier, Alain
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Contextes et didactiques 2026
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Ce texte reprend une question centrale en didactique comparative : comment identifier les savoirs pouvant être étudiés par les sujets pris dans une action conjointe, lorsque l’enjeu didactique n’en est pas déclaré a priori parce qu’il est défini en contexte par le cours des interactions. Il interroge plusieurs albums de Philippe Corentin relatifs au Loup, pour confronter le récit littéraire au modèle en sciences par une analyse a priori des savoirs pouvant être mobilisés : « Que pouvons-nous apprendre de ces lectures ? » Les procédés de la représentation et de l’argumentation diffèrent selon que l’on représente le monde des objets pour anticiper l’action technique sur les choses ou que l’on mobilise divers types d’expression pour représenter les relations humaines : musique, danse, peinture, sculpture, chant, théâtre, et littérature sont des interprétations sur des rapports à des objets supposés « naturels ». En conduisant a priori l’analyse comparée de ces albums, le texte tente d’ouvrir des issues possibles relevant de plusieurs disciplines scolaires. Car le professeur a la responsabilité sociale de conduire les élèves en direction des enjeux de son enseignement, sachant le contexte culturel et social de sa classe. La conclusion argumente ce fait : pour imaginer un enseignement fondé sur les questions pouvant venir des élèves, en les interprétant de manière à construire leur sens en termes de savoirs partagés, et pour tenir sur un enjeu identifié permettant ainsi aux élèves d’apprendre à partir de ce qu’ils savent, le professeur doit avoir une connaissance profonde des issues possibles de son intervention.