Contextualisation dans l’enseignement et didactique de la contextualisation
Cet article interroge la pertinence des genres brefs en santé, en particulier les affiches de prévention en santé, pour travailler la contextualisation dans le cadre de formations en Français Langue Maternelle avec des adultes. Si de nombreuses recherches ont montré les difficultés de compréhension...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/ced, |
|---|---|
| Päätekijät: | , |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Contextes et didactiques
2025
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article interroge la pertinence des genres brefs en santé, en particulier les affiches de prévention en santé, pour travailler la contextualisation dans le cadre de formations en Français Langue Maternelle avec des adultes. Si de nombreuses recherches ont montré les difficultés de compréhension et d’interprétation rencontrées par ces publics, les dispositifs actuels de formation continuent de privilégier des savoirs linguistiques stabilisés, souvent éloignés des usages sociaux de la langue. Notre étude s’appuie sur un corpus d’une trentaine d’affiches portant sur des thématiques ciblant les jeunes adultes. L’analyse a permis de relever les caractéristiques linguistiques et interactionnelles de ces supports, et d’identifier les compétences nécessaires à la compréhension de leurs messages. Ce travail a été complété des entretiens semi-directifs auprès de lecteurs de différents niveaux de scolarité, dont un sous-groupe de jeunes adultes en réinsertion. Les résultats montrent que la brièveté et la multimodalité des affiches exigent une forte mobilisation de savoirs contextuels et interactionnels : combler les implicites, reconstruire la logique de l’écrit, articuler texte, image et cadre énonciatif. Ces compétences que nous qualifions de « masquées », peu travaillées dans les formations existantes, conditionnent pourtant l’autonomie langagière et la littératie en santé. Nous concluons à la nécessité d’articuler deux niveaux : un enseignement contextualisé, ancré dans les situations sociales vécues, et une didactique de la contextualisation, qui outille l’analyse des contextes et la gestion des implicites. |
|---|