La métalangue scolaire à l’épreuve des faits de langues en contexte bilingue

Il est désormais admis qu’encourager les élèves à comparer les langues à l’école peut contribuer au développement de leurs compétences métalinguistiques. Ces compétences métalinguistiques sont à leur tour utiles à la réussite scolaire en améliorant la compréhension et la production écrite et en favo...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/ced,
Hoofdauteur: Vernaudon, Jacques
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Contextes et didactiques 2025
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Il est désormais admis qu’encourager les élèves à comparer les langues à l’école peut contribuer au développement de leurs compétences métalinguistiques. Ces compétences métalinguistiques sont à leur tour utiles à la réussite scolaire en améliorant la compréhension et la production écrite et en favorisant l’apprentissage de nouvelles langues. Inspiré par « l’éveil aux langues », des initiatives comparatives se mettent en place progressivement à l’école des collectivités françaises des Outre-mer, entre le français, seule langue officielle et principale langue de scolarisation, et les langues locales lorsqu’elles sont intégrées aux programmes. Parmi les enjeux liés à la démarche comparative dans le cadre scolaire, l’un est peu questionné, c’est celui de la métalangue destinée à comparer les langues. La question peut sembler triviale pour des langues proches, d’un point de vue phylogénétique et typologique, et qui partagent une tradition grammaticale commune d’origine gréco-latine, ce qui est le cas des langues européennes entre elles. Elle l’est moins quand il s’agit de comparer le français à des langues typologiquement très différentes comme peuvent l’être les langues océaniennes. Cet article est consacré plus spécifiquement à la question de la métalangue commune dans le cas de la comparaison du français au tahitien. Il montre, dans le cadre de l’étude de la phrase type, en quoi le concept de prédicat, présenté comme une « complication inutile » du point de vue de la grammaire scolaire française, s’avère indispensable non seulement pour décrire le tahitien, mais aussi pour permettre des ponts comparatifs entre les deux langues.