L’autonomie de la politique commerciale des petits États à l’époque moderne. Venise, la France et le commerce du sucre au xviiie siècle

Cet article s’interroge sur les marges de manœuvre des petits États à l’époque moderne. À travers l’étude de cas de l’affaire des sucres entre la république de Venise et la France (1751-1753), il s’agit d’évaluer si, au xviiie siècle, un petit État méditerranéen peut poursuivre – et, dans ce cas, co...

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Auteur principal: Sofia, Pierre Niccolò
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers de la Méditerranée 2023
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article s’interroge sur les marges de manœuvre des petits États à l’époque moderne. À travers l’étude de cas de l’affaire des sucres entre la république de Venise et la France (1751-1753), il s’agit d’évaluer si, au xviiie siècle, un petit État méditerranéen peut poursuivre – et, dans ce cas, comment – une politique commerciale autonome face aux intérêts d’une grande puissance. L’affaire des sucres entre Venise et la France permet aussi d’identifier les mesures qu’un petit État adopte pour garder sa capacité de négociation en l’absence d’organisations multilatérales permettant de réduire l’asymétrie vis-à-vis des grandes puissances. Malgré cette disproportion de moyens, l’article suggère qu’au xviiie siècle les entités politiques faibles ont à leur disposition des marges d’action pour faire face aux pressions des puissances majeures.