Typologie des relations de causalité dans le discours d’enfants bilingues créole réunionnais/français en acquisition langagière : la spécificité réunionnaise
Les programmes scolaires sont nationaux, il en va de même pour les critères d’évaluation. Mais lorsque nous avons affaire à un espace domien situé à dix-mille kilomètres de l’hexagone avec une situation linguistique et anthropologique caractérisée par une grande hétérogénéité et une grande complexit...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Archipélies
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les programmes scolaires sont nationaux, il en va de même pour les critères d’évaluation. Mais lorsque nous avons affaire à un espace domien situé à dix-mille kilomètres de l’hexagone avec une situation linguistique et anthropologique caractérisée par une grande hétérogénéité et une grande complexité, ces programmes doivent être adaptés tout comme les évaluations. L’uniformisation des programmes scolaires prônée par l’éducation nationale justifie-t-elle l’utilisation d’une seule et même grille de notation pour évaluer l’ensemble des écoliers français dans toute leur pluralité ? C’est la question que nous nous posons dans le cadre de cet article où nous adoptons la démarche de l’éducation nationale dans une étude en tentant de transposer une grille d’analyses conçue pour un public unilingue à notre population d’étude dont le répertoire langagier se caractérise par la présence d’au moins deux langues, à des degrés divers selon les individus. Il est question de l’île de la Réunion, un territoire devenu département français depuis 1946, où le français et le créole forment ensemble une mosaïque, un parler indécomposable (Simonin, 2001, Eyquem, 2003 et 2004). L’acquisition langagière d’un enfant peut s’évaluer sous différents angles, nous choisissons de nous intéresser surtout à la maturité cognitive que Benazzo (2004) parvient à mesurer en analysant la construction de relations de causalité dans le discours d’enfants unilingues. Un outil qui attire notre attention et que nous souhaitons adapter à notre population d’étude dont les particularités pourraient remettre en question l’utilisation. Dans quelle mesure une analyse similaire en usant de la même grille de compétences nous permettra-t-elle de rendre compte des capacités cognitives et discursives des écoliers réunionnais ? À quelles conditions ? Nous verrons qu’une analyse sociolinguistique du cas réunionnais sera incontournable afin d’adapter cet outil riche à la singularité d’un contexte, d’une île, d’une population et d’un parler. |
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