Cuisiner les kīrai (légumes feuilles) et soigner les corps
Les kīrai, légumes feuilles, sauvages ou cultivés, sont consommés dans la ville de Pondichéry (Inde du Sud) par toutes les catégories de sa population. Oubliés des politiques publiques, ils contribuent à assurer l’apport en fibres, en micronutriments et en vitamines qui sont largement déficients dan...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/aof, |
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| المؤلفون الرئيسيون: | , |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Anthropology of food
2022
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les kīrai, légumes feuilles, sauvages ou cultivés, sont consommés dans la ville de Pondichéry (Inde du Sud) par toutes les catégories de sa population. Oubliés des politiques publiques, ils contribuent à assurer l’apport en fibres, en micronutriments et en vitamines qui sont largement déficients dans ce pays aux fortes inégalités nutritionnelles. Appréhendés dans une analogie plantes-corps/être-environnement, ils sont aujourd’hui redécouverts par les classes moyennes sensibilisées aux questions nutritionnelles et environnementales. Ce sont les marqueurs de savoirs relatifs à la santé et au bien-être de la famille, transmis spécifiquement entre femmes, dans l'espace domestique de la cuisine. Penser l’alimentation comme une préoccupation collective 'invite à prendre en considération ces savoirs et à inscrire les cuisinières dans leur capacité à résister aux politiques de marchandisation de l'alimentation. Espace central de la reproduction des inégalités de genre, la cuisine est également le site où l’agentivité des cuisinières s’exprime en politisant, à partir de la sphère privée, les délibérations sur le régime alimentaire souhaité collectivement. |
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