Quelle visibilité pour les langues minoritaires dans l’espace scolaire ? Regards croisés sur la France et Aotearoa (Nouvelle-Zélande)
Dans cet article d’opinion, nous proposons une perspective comparative sur l’invisibilité des langues minoritaires dans des contextes où une langue mondiale majoritaire continue de dominer, et sur les conditions permettant de renforcer leur présence dans les écoles et dans les classes. Ce sujet inte...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/alterites, |
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| المؤلفون الرئيسيون: | , , , |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Appartenances & Altérités
2025
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dans cet article d’opinion, nous proposons une perspective comparative sur l’invisibilité des langues minoritaires dans des contextes où une langue mondiale majoritaire continue de dominer, et sur les conditions permettant de renforcer leur présence dans les écoles et dans les classes. Ce sujet interroge également les valeurs démocratiques et d’inclusion sociale et culturelle, et les conditions réelles d’actualisation du projet de promotion de systèmes éducatifs socialement plus équitables, pour une cohésion sociale bénéficiant de la reconnaissance des diverses identités culturelles présentes dans l’espace scolaire (Beacco et al. 2016, Moore et Castellotti 2008, Zarate et al. 2011). Nos exemples sont tirés de la France, où l’arabe est la langue d’immigration la plus parlée parmi les migrants de la première et de la deuxième générations ; et en Nouvelle-Zélande, où la langue autochtone maorie continue de se frayer un chemin pour sortir de la liste des langues en voie de disparition. Dans les deux pays, les héritages historiques de la domination linguistique restent particulièrement visibles dans les écoles. Les diverses langues régionales et migratoires de la France demeurent au second plan par rapport au français en tant que langue de scolarisation, dans un système éducatif qui reste marqué par le monolinguisme, tandis que les colonisateurs britanniques à partir du milieu du XIXe siècle ont imposé l’enseignement de l’anglais, avec des effets néfastes persistants sur les résultats scolaires des jeunes Maoris. Dans ces contextes, comment les langues minoritaires peuvent-elles retrouver de la visibilité et pour quels bénéfices pour les apprenants ? Nous interrogeons comment les langues minoritaires peuvent occuper un espace au sein d’une langue majoritaire – dans une sorte de résistance de l’intérieur. Nous concluons qu’une façon de renforcer cette résistance à la domination linguistique consiste à valoriser les langues minoritaires et le plurilinguisme dans la formation des enseignants. |
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