Technologies vocales et enseignement de la prononciation en langue étrangère : entre recomposition technologique et persistance didactique

Cet article propose une synthèse critique de l’intégration des technologies vocales contemporaines (reconnaissance automatique de la parole (ASR), entraînement de la prononciation assistée par ordinateur (CAPT), synthèse vocale (TTS) et intelligence artificielle générative) dans l’enseignement de la...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/alsic,
Tác giả chính: Abadie, Gabriel Díez
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Alsic 2026
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Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Tóm tắt:Cet article propose une synthèse critique de l’intégration des technologies vocales contemporaines (reconnaissance automatique de la parole (ASR), entraînement de la prononciation assistée par ordinateur (CAPT), synthèse vocale (TTS) et intelligence artificielle générative) dans l’enseignement de la prononciation en langue étrangère, envisagé comme sous-domaine de la compétence orale en L2 (langue étrangère). Le corpus réunit des travaux fondateurs sur la phonétique correctrice et des contributions récentes issues de l’apprentissage des langues médiatisé par les technologies (ALMT), sélectionnés selon des critères explicites : pertinence pour l’enseignement de la prononciation en L2, publication dans des revues spécialisées à comité de lecture ainsi que, à titre complémentaire, dans des actes de colloques reconnus du domaine dotés d’un processus d’évaluation explicite, couverture temporelle prioritairement 2015-2026. L’article mobilise trois cadres analytiques successifs, suivis d’une discussion critique. Le cadre technopédagogique distingue les fonctions du TTS, de l’ASR et du CAPT classique d’une part, et les architectures d’IA générative d’autre part, en examinant leur rôle dans la reconfiguration du temps d’apprentissage selon la logique de la classe inversée. Le cadre conceptuel propose la notion de réduction computationnelle (outil interprétatif à distinguer de la transposition didactique au sens de Chevallard (1985), qui requiert une intentionnalité humaine) et mobilise la distinction entre médiation (accompagnement humain intentionnel) et médiatisation (intermédiaire technologique) pour interroger ce que ces technologies font à l’objet phonétique et à la relation pédagogique. Le cadre psycholinguistique analyse les effets des environnements technologiques sur l’anxiété évaluative, l’autonomie et l’autorégulation, en tenant compte des variables modératrices (littératie numérique, adéquation entre l’accent de l’apprenant et le corpus d’entraînement du moteur, tolérance au feedback binaire). La discussion critique cartographie les limites structurelles des systèmes existants (biais segmental, déficit suprasegmental, pauvreté diagnostique du feedback algorithmique, biais écologiques) et formule un agenda de recherche orienté vers une médiation technopédagogique linguistiquement informée, dont les conditions minimales sont explicitées.