La diaspora des brasseurs alsaciens au XIXe siècle
Un trop-plein de brasseurs en Alsace et un vide relatif au sud d’une ligne Abbeville-Belfort créent les conditions d’un flux migratoire et d’un transfert de savoir-faire. On le repère dès les premières décennies du XIXe siècle à Lyon, Marseille, en Occitanie ou en Normandie. Il dépasse les frontière...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
|---|---|
| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue d’Alsace
2026
|
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Un trop-plein de brasseurs en Alsace et un vide relatif au sud d’une ligne Abbeville-Belfort créent les conditions d’un flux migratoire et d’un transfert de savoir-faire. On le repère dès les premières décennies du XIXe siècle à Lyon, Marseille, en Occitanie ou en Normandie. Il dépasse les frontières comme le montrent quelques réussites spectaculaires d’Alsaciens en Espagne, en Argentine ou aux États-Unis. La création de « tavernes alsaciennes » accompagne ce mouvement. Après 1870, dans un contexte de concentration accélérée des brasseries en Alsace, il se poursuit, alimenté par ceux qui veulent quitter le Reichsland mais aussi par les investisseurs et brasseurs industriels qui comprennent qu’il faut désormais fabriquer de la bière d’Alsace en France. En 1900, près de 30 % des patrons de brasseries au sud de la ligne Abbeville-Belfort portent un patronyme germanique qui atteste pour le moins d’une origine rhénane. |
|---|