« Unschooling » et Accompagnement des « apprentissages Autonomes » : une pédagogie radicale ou un au-delà de la pédagogie ?
Appuyé sur une enquête de terrain menée en 2019-2020 dans le cadre du projet ANR « SociogrIEF – Une sociographie inédite de l’instruction en famille » et sur un corpus de plus d’une trentaine d’entretiens approfondis avec des parents « unschoolers », l’article cherche à rendre compte du « unschool...
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| প্রধান লেখক: | |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2021
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| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Appuyé sur une enquête de terrain menée en 2019-2020 dans le cadre du projet ANR « SociogrIEF – Une sociographie inédite de l’instruction en famille » et sur un corpus de plus d’une trentaine d’entretiens approfondis avec des parents « unschoolers », l’article cherche à rendre compte du « unschooling » (ou accompagnement des « apprentissages autonomes » de l’enfant) en montrant qu’il ne rompt pas seulement avec les programmes et les modalités pédagogiques standard de l’École, mais aussi avec toute forme de contrainte éducative, directe (par prescriptions et directives) ou indirecte (par incitations et attentes, recours à la médiation de dispositifs, etc.). À cet égard, le unschooling apparaît comme étant autre chose qu’une variété de pédagogie alternative radicale : on peut y voir un au-delà de la pédagogie, qui vient rompre avec toute entreprise – et même avec toute intention préalable – de mettre l’enfant sur le chemin des apprentissages et a fortiori d’apprentissages pré-définis supposés indispensables à son instruction et à son éducation. Éclairant ce point, on avance l’hypothèse d’un noyau du unschooling consistant, au-delà des modalités singulières d’accompagnement des « apprentissages autonomes », dans l’instauration de relations « proximales » en premier lieu avec l’enfant, mais aussi, au-delà, avec les autres (conjoint·e, amis, voisins, collègues…) ainsi qu’avec soi-même. Le unschooling apparaît dès lors comme le choix d’un mode de vie et non pas seulement d’une façon d’élever son (ou ses) enfant(s). Et ce mode de vie vient mettre en question non seulement nos représentations ordinaires de l’évidence du bien-fondé et du besoin collectif d’École, mais aussi nos conceptions mêmes des finalités de l’éducation, scolaire aussi bien que parentale, avec la visée, sur fond de pessimisme anthropologique, d’une éducation à la contrainte et à l’acceptation rationnelle de la contrainte. |
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