Soft law et droit de l'OMC

On peut comprendre la soft law en distinguant le caractère obligatoire des règles de leur force contraignante. Des exemples pris du droit économique international montrent qu’on ne peut pas simplement qualifier les règles de « contraignantes » ou « non contraignantes». La contrainte existe toujour...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor principal: Culot, Henri
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2006
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RIDE_193_0251
record_format cairn
spelling cairn-RIDE_193_0251RIDERevue internationale de droit économique https://droit.cairn.info/revue-internationale-de-droit-economique-2005-3-page-251?lang=fr https://doi.org/10.3917/ride.193.0251 Soft law et droit de l'OMC Culot, Henri2006 Accords SPS et OTCeffet directOMCsoft lawdirect effectsoft lawSPS and TBT AgreementsWTOfre Revue internationale de droit économique | t. XIX3 | 3 | 2006-02-01 | p. 251-289 | 1010-8831 RIDE_19376 On peut comprendre la soft law en distinguant le caractère obligatoire des règles de leur force contraignante. Des exemples pris du droit économique international montrent qu’on ne peut pas simplement qualifier les règles de « contraignantes » ou « non contraignantes». La contrainte existe toujours « dans une certaine mesure », dont l’évaluation est une des missions politiques du juge. Ainsi, l’analyse de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes relative à l’invocabilité du droit de l’OMC, plus particulièrement à son caractère « inconditionnel », révèle l’existence d’une politique jurisprudentielle modulant la force contraignante des règles juridiques. D’autre part, les références à des textes de soft law présentes dans les Accords de l’OMC relatifs aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et aux obstacles techniques au commerce (OTC) sont un exemple de « reprise » de la soft law par le droit positif et, dès lors, de modification de la contrainte dont il est assorti. De nouveau, cette contrainte dépend en grande partie de l’appréciation du juge.SOFT LAW AND WTO LAW Soft law can be understood by distinguishing obligation and constraint. Examples in the field of economic law show that rules are not simply « constraining» or not. Rules always imply constraint to a certain point. Determining the degree of constraint associated with a rule is one of the judge’s political missions. This idea is explained with two examples related to WTO rules. First, I analyse the ECJ case-law relating to the direct effect of the WTO agreements. I compare especially the use of the « unconditionality» and « reciprocity » arguments used by the ECJ when it deals with EC law or with WTO law. The ECJ case law can be understood as suggesting that WTO rules are not binding, i.e. a kind of soft law. I show that the ECJ develops a judicial policy relative to the constraint of the rules, by which it accords more constraint to the EC treaty than to the WTO agreement. In a second part, I analyse the constraining force of norms of international soft law to which the SPS and TBT agreements refer (the Codex alimentarius, for instance). If states follow these soft rules, they are presumed to conform to their WTO obligations relative to this subject matter. This presumption has the effect of increasing the constraining power of the Codex alimentarius, much like the ECJ case law decreases the constraint associated with WTO rules. This increased constraint explains why states are more willing than before to participate in the elaboration of international soft norms. An analysis of the panel and AB’s reports in the Sardines and Hormones cases shows that the constraining power of rules in largely defined by the judge as he interprets and applies the rules. I conclude that rules can be classified on a continuum based on intensity of constraint, whether they are formally binding or not. The role taken by international judiciary bodies is not exceptional : national judges also make decisions on the constraint of rules.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic Accords SPS et OTC
effet direct
OMC
soft law
direct effect
soft law
SPS and TBT Agreements
WTO
spellingShingle Accords SPS et OTC
effet direct
OMC
soft law
direct effect
soft law
SPS and TBT Agreements
WTO
Culot, Henri
Soft law et droit de l'OMC
topic_facet Accords SPS et OTC
effet direct
OMC
soft law
direct effect
soft law
SPS and TBT Agreements
WTO
description On peut comprendre la soft law en distinguant le caractère obligatoire des règles de leur force contraignante. Des exemples pris du droit économique international montrent qu’on ne peut pas simplement qualifier les règles de « contraignantes » ou « non contraignantes». La contrainte existe toujours « dans une certaine mesure », dont l’évaluation est une des missions politiques du juge. Ainsi, l’analyse de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes relative à l’invocabilité du droit de l’OMC, plus particulièrement à son caractère « inconditionnel », révèle l’existence d’une politique jurisprudentielle modulant la force contraignante des règles juridiques. D’autre part, les références à des textes de soft law présentes dans les Accords de l’OMC relatifs aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et aux obstacles techniques au commerce (OTC) sont un exemple de « reprise » de la soft law par le droit positif et, dès lors, de modification de la contrainte dont il est assorti. De nouveau, cette contrainte dépend en grande partie de l’appréciation du juge.
author Culot, Henri
author_facet Culot, Henri
author_sort Culot, Henri
title Soft law et droit de l'OMC
title_short Soft law et droit de l'OMC
title_full Soft law et droit de l'OMC
title_fullStr Soft law et droit de l'OMC
title_full_unstemmed Soft law et droit de l'OMC
title_sort soft law et droit de l'omc
publishDate 2006
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://droit.cairn.info/revue-internationale-de-droit-economique-2005-3-page-251?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/ride.193.0251
_version_ 1877246659532947456