De la découverte scientifique à l'occultation du savoir : Isaac-Bénédict Prévost et la carie du blé (1798-1807)

RésuméDès l’Antiquité, les textes attestent de l’intérêt des savants pour les maladies des céréales. En France, cette tendance s’accentue suite à l’avènement des Lumières, qui voient fleurir des traités et autres mémoires sur la question. Ce n’est toutefois pas avant le début du xixe siècle que la...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Canabal, Manuela
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméDès l’Antiquité, les textes attestent de l’intérêt des savants pour les maladies des céréales. En France, cette tendance s’accentue suite à l’avènement des Lumières, qui voient fleurir des traités et autres mémoires sur la question. Ce n’est toutefois pas avant le début du xixe siècle que la cause de la carie du blé sera identifiée par un savant de province, Isaac-Bénédict Prévost (1755-1819). Ce chercheur mettra en lumière le cycle du parasite microscopique responsable de cette maladie et élaborera un mélange capable de l’éradiquer. Cette découverte majeure, de même que la mise au point d’un remède efficace, seront minimisées par l’Institut de France, entraînant ainsi un retard considérable pour l’agriculture nationale. L’intégration de cet épisode à l’histoire des sciences permet d’appréhender les mécanismes d’occultation du savoir scientifique dans la France impériale et met en évidence le parcours d’une découverte scientifique, de son lieu de production à un éventuel centre de diffusion.