Sur les rapports des classes populaires et moyennes à l’école (France, 1910-1950) : quelle « demande sociale » d’instruction prolongée ?
À partir de l’exploitation des réponses à une enquête par questionnaires réalisée vers 1980 sur l’entrée dans l’enseignement primaire supérieur entre 1910 et 1950, l’article offre une analyse du rapport des classes populaires et des fractions inférieures des classes moyennes à une scolarisation pr...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2018
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | À partir de l’exploitation des réponses à une enquête par questionnaires réalisée vers 1980 sur
l’entrée dans l’enseignement primaire supérieur entre 1910 et 1950, l’article offre une analyse du
rapport des classes populaires et des fractions inférieures des classes moyennes à une scolarisation
prolongée au-delà de l’enseignement primaire élémentaire. Il accorde ainsi une signification à la
notion, sans contenu empirique précis, de « demande d’éducation » mobilisée pour expliquer la
prolongation d’études des garçons issus de ces catégories sociales. Si une partie, vraisemblablement restreinte, des familles concernées a poursuivi un projet de mobilité sociale, comme cela
était fréquemment affirmé à l’époque, une amélioration modérée de la condition économique, des
emplois moins exigeants physiquement, une sécurité plus grande dans l’emploi, ou simplement
un accès à celui-ci dans les administrations ou de grandes industries, quand l’entreprise familiale était réservée à un autre enfant, ou que son déclin était anticipé, semblent des objectifs plus
caractéristiques de la prolongation des études, à côté d’une fréquente soumission aux conseils et
aux pressions des personnels de l’école. L’obtention de bourses, ainsi que l’action sur le terrain
des administrateurs et des enseignants, ont été ainsi souvent décisives pour assurer un accès aux
études prolongées, comme lors des prolongations ultérieures d’études également favorisées par
les « goûts » acquis au cours de celles-ci.
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