La crise de la vache folle au Royaume-Uni

Résumé Le présent article passe en revue les travaux de langue anglaise qui proposent une explication de la crise de l’ESB au Royaume-Uni. La première explication met l’accent sur le réseau de politiques agricole britannique qui réunit l’association nationale des agriculteurs et le ministère de l’ag...

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Κύριος συγγραφέας: Seguin, Ève
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2002
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περίληψη:Résumé Le présent article passe en revue les travaux de langue anglaise qui proposent une explication de la crise de l’ESB au Royaume-Uni. La première explication met l’accent sur le réseau de politiques agricole britannique qui réunit l’association nationale des agriculteurs et le ministère de l’agriculture. L’objectif principal de la communauté a été de protéger l’industrie du bœuf aux dépens de la santé publique. La deuxième explication met en évidence l’influence de la culture politique britannique sur la gestion du risque. Cette culture engendre une production et une utilisation de l’expertise qui ne permettaient pas une gestion adéquate de la crise. La troisième explication applique à la société britannique le concept de société du risque. Faute de prendre acte du nouveau profil de la science dans ce type sociétal, les autorités britanniques ont à tort traduit l’expertise scientifique qu’ils ont reçue en termes d’absolue sécurité du bœuf. En conclusion une approche alternative est esquissée. La déclaration britannique de mars 1996 établissant un lien entre l’ESB et la vMCJ est un événement politique et discursif dont les conditions de possibilité doivent être mises au jour. L’hypothèse proposée est que l’hégémonie du discours du prion dans la recherche sur les EST a rendu la transmissibilité de l’ESB politiquement acceptable.