Ni attendus, ni absents : la paternité à l’épreuve de l’inclusion scolaire
Alors que l’école inclusive multiplie les injonctions à une forte implication éducative des parents, celles-ci s’adressent de manière implicite et genrée quasi exclusivement aux mères, laissant les pères en marge. Cet article analyse la manière dont les pères d’enfants en situation de handicap reçoi...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2025
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Alors que l’école inclusive multiplie les injonctions à une forte implication
éducative des parents, celles-ci s’adressent de manière implicite et genrée quasi
exclusivement aux mères, laissant les pères en marge. Cet article analyse la
manière dont les pères d’enfants en situation de handicap reçoivent, interprètent
et répondent aux attentes scolaires dans un contexte marqué par le développement de l’école inclusive. Il s’appuie sur une recherche doctorale en sociologie
de l’action publique menée auprès de 27 pères issus de milieux sociaux variés,
ayant un enfant porteur d’un trouble du spectre autistique (TSA) ou de troubles
de la fonction auditive (TFA). L’enjeu est de comprendre comment la relation avec
l’école contribue à modeler les formes contemporaines de la paternité à l’aune
du handicap de l’enfant. L’article montre, dans un premier temps, que les pères,
bien qu’ils ne soient pas directement destinataires des attentes scolaires, se repositionnent dans une posture traditionnelle de pourvoyeur économique. Mais il met
également en lumière que ce retrait ne constitue pas un désengagement : les pères
investissent d’autres espaces éducatifs pour participer, de manière indirecte, à la
scolarité de leur enfant en situation de handicap. |
|---|