Le label AB, dispositif de promesse ou de jugement ?
Deux interprétations de la notion de bio divisent les producteurs que les deux notions de dispositif de promesse et de jugement permettent de bien distinguer. La première en fait un dispositif de promesse qui objective une « caractéristique » bio prédéfinie et contrôlée. L’autre, à l’inverse, insist...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2013
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Deux interprétations de la notion de bio divisent les producteurs que les deux notions de dispositif de promesse et de jugement permettent de bien distinguer. La première en fait un dispositif de promesse qui objective une « caractéristique » bio prédéfinie et contrôlée. L’autre, à l’inverse, insiste sur les impasses que génère cette réduction du bio à « quelque chose » et lui préfère un bio pluriel, cadré par un dispositif de jugement. Il se présente comme le résultat d’un engagement ou d’une philosophie qui pense le bio de façon globale et intégratrice et entend soumettre l’économie à ses finalités, plutôt que d’en subir les contraintes. Ces deux interprétations engagent deux régimes de qualification du bio que L. Karpik a différenciés sous le nom de dispositifs de promesse et de jugement. Quoique formellement antinomiques, ils apparaissent aussi comme deux formes dont les interactions confèrent au label à la fois sa résistance et son efficacité. |
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