Vivre l’imprévisible sans l’angoisse de l’incertitude
La crise sanitaire du COVID, et bien d’autres crises, ont ravivé l’idée de l’incertitude comme possibilité d’un effondrement de l’avenir. Il convient de distinguer l’imprévisible de l’incertitude et de voir quelles sont les conditions psychosociales, face à la précarité du monde, pour que le rapport...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2024
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La crise sanitaire du COVID, et bien d’autres crises, ont ravivé l’idée de
l’incertitude comme possibilité d’un effondrement de l’avenir. Il convient de
distinguer l’imprévisible de l’incertitude et de voir quelles sont les conditions
psychosociales, face à la précarité du monde, pour que le rapport à soi, aux
autres et à l’avenir permette de vivre – c’est-à-dire de continuer à naître – et
pas seulement de survivre. Par ailleurs, il est important de se souvenir que
la pensée de l’ignorance acceptée a permis le développement de la science,
et pas seulement des sciences dures. En témoigne, par exemple, le principe
d’incertitude d’Heisenberg, applicable aux particules, mais aussi aux sciences
psychosociales, par définition métissées. L’étonnement nous permet également
de questionner le monde et de prendre conscience de la part de merveilleux
qu’il comporte, sans ignorer toutefois que l’horreur existe aussi. C’est pourquoi
il est souhaitable que la société prenne soin de ses membres afin que ceux-ci puissent faire face à l’imprévisible sans rester prisonniers de la « mauvaise
précarité ».
Discipline : psychiatrie, psychopathologie, clinique psycho-sociale |
|---|