La tache aveugle de l'émile
Émile ou de l’éducation pose un problème d’interprétation dans le rapport qui s’établit, dès la préface de l’ouvrage, entre l’injonction d’une solide connaissance positive du sujet à éduquer et l’évocation d’un « système » qui prend la forme de « rêveries d’un visionnaire sur l’éducation ». Cette d...
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| প্রধান লেখক: | |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2012
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| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Émile ou de l’éducation pose un problème d’interprétation dans le rapport qui s’établit, dès la préface de l’ouvrage, entre l’injonction d’une solide connaissance positive du sujet à éduquer et l’évocation d’un « système » qui prend la forme de « rêveries d’un visionnaire sur l’éducation ». Cette disjonction, encore accentuée par la rupture que marque Rousseau entre « la bonté absolue du projet » et son exécution dans des conditions toujours particulières, a compliqué la démarche de ceux qui ont voulu s’engager dans sa suite. Ce fut le cas des artisans de l’éducation nouvelle au cœur du « creuset des sciences de l’éducation » que fut Genève dans la première moitié du XXe siècle : la constitution d’une « science de l’enfant » n’a pas cessé d’interférer, chez eux, avec une visée « humaniste » qui a le plus souvent pris la forme d’une militance, et qui est demeurée la tache aveugle de la pensée éducative. Et le passage aux « sciences de l’éducation » n’a pas fait disparaître la problématique. C’est à éclairer philosophiquement la dimension « humaniste », dans son rapport avec la « scientifique », et à articuler les deux dans une épistémologie de la pédagogie qui pourrait encore trouver actuellement son utilité, que s’emploie cet article. |
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