L'acte réfléchi, ou comment modéliser la faculté de juger en sciences sociales
S’autodéterminer, c’est agir en connaissance de cause. Pour cela, il faut vouloir réaliser ses volontés dans le monde en faisant usage de sa raison, entendue comme cognition et réflexion – la première pour se représenter les moyens d’y parvenir et la seconde pour juger de la pertinence de ces moyens...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2008
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | S’autodéterminer, c’est agir en connaissance de cause. Pour cela, il faut vouloir réaliser ses volontés dans le monde en faisant usage de sa raison, entendue comme cognition et réflexion – la première pour se représenter les moyens d’y parvenir et la seconde pour juger de la pertinence de ces moyens. Ce second aspect est toutefois négligé au sein des sciences sociales. La faculté de juger a eu tendance à y devenir le privilège du savant au lieu d’être au pouvoir de chacun. Cet article propose un modèle de la réflexion, qui s’articule autour de quatre moments jugés nécessaires : la distanciation, la qualification, la quantification et l’abstraction. Ce modèle s’inspire principalement de l’œuvre de Fichte et trouve une application dans celle de Simmel sur la question des pathologies liées à l’usage de l’argent. Puisque réfléchir est une performance, il est en effet toujours possible d’échouer et, en ce cas, le modèle permet d’exhiber les différents modes d’échec. Dans un dernier temps, cela conduit à ébaucher une discussion critique du paradigme cognitif – la réflexion y apparaissant comme un point aveugle – puis à se pencher sur les conséquences du modèle quant à la controverse expliquer-comprendre. |
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