Translation Functions in Yiddish Folk Paraphrases of Psalm 118: Aims and methodology
Cet article explore un genre singulier de chants folkloriques des Juifs d’Europe de l’Est, connu sous le nom de « paraphrases à multiplication ». Dans ces chants, des versets hébreux canoniques sont traduits séquentiellement en yiddish, et parfois en langues vernaculaires non juives. Bien que la tra...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/yod, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Yod
2026
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article explore un genre singulier de chants folkloriques des Juifs d’Europe de l’Est, connu sous le nom de « paraphrases à multiplication ». Dans ces chants, des versets hébreux canoniques sont traduits séquentiellement en yiddish, et parfois en langues vernaculaires non juives. Bien que la tradition orale yiddish ait largement disparu en Europe de l’Est avec l’anéantissement de ses locuteurs, la documentation des textes, des mélodies et des contextes d’interprétation permet une reconstitution partielle de leur signification poétique et culturelle.S’appuyant sur les travaux de Yoysef Goldberg, Moyshe Beregovski et des linguistes contemporains, l’article montre que la traduction dans ces chants remplit avant tout des fonctions mystique, poétique et métalinguistique. Loin de viser une clarification didactique pour un public externe — non-juif, assimilé ou peu lettré —, elle sert à susciter une réflexion sur l’expérience existentielle individuelle, notamment dans le cadre des rituels de passage où ces chants sont traditionnellement interprétés.Contrairement aux chansons folkloriques humoristiques de type macaronique, l’usage du multilinguisme dans les paraphrases à multiplication crée une forme sérielle, où le texte canonique se déploie en une chanson folklorique multicouche, enracinée dans la tradition orale et adaptée à la performance collective. L’analyse musicale, ainsi que les comparaisons avec d’autres chants ashkénazes, les poèmes bilingues hébreu-yiddish prémodernes, et les cantiones chrétiennes multilingues, révèlent un ensemble stable de traits typologiques : articulation du sacré et du profane, du comique et du dramatique, du personnel et du communautaire, et une méditation sur l’éternel et l’éphémère. La traduction y apparaît ainsi non comme un outil utilitaire, mais comme un mécanisme esthétique central au genre. |
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