Biodiversité, responsabilité, réceptivité. Comment passer de la prise de conscience individuelle à la mobilisation collective ?
La préservation de la biodiversité ne passe pas uniquement par une action sur la nature mais aussi sur le milieu humain. Cette action consiste à en appeler à une éthique de la commune appartenance, pour raviver le sens de nos responsabilités à l’égard de l’avenir de la planète, à partir du sentiment...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
VertigO
2019
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | La préservation de la biodiversité ne passe pas uniquement par une action sur la nature mais aussi sur le milieu humain. Cette action consiste à en appeler à une éthique de la commune appartenance, pour raviver le sens de nos responsabilités à l’égard de l’avenir de la planète, à partir du sentiment de sa fragilité. Cette approche inspirée d’un dialogue entre Paul Ricœur et Hans Jonas sur l’écologie conduit à miser sur la dynamique des sentiments, préalablement à celle des concepts et des principes. D’un côté, c’est par notre corps que nous appartenons à la nature. De l’autre, c’est l’exceptionnalité de la conscience humaine qui fait notre responsabilité spécifique à l’égard de l’écosystème. L’action pour la préservation de la biodiversité requiert une pédagogie des valeurs liées à la réceptivité. En ravivant en nous le sens de la fragilité de notre condition, elle permet de résister à la logique de prédation en introduisant dans les consciences comme dans l’échange social un sentiment de gratitude pour les biens aujourd’hui menacés que nous devons à la nature et à la société. |
|---|