Penser la guerre, éduquer à la paix : quelle culture pour construire l’esprit de défense à l’école ?
En matière d’éducation à la citoyenneté, la culture de défense peut apparaître comme un objet d’étude en marge, voire rebutant ou obsolète. Les représentations sur ce sujet ont cependant évolué depuis une dizaine d’années. L’enseignement de défense est une injonction de la loi depuis la suspension d...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/trema, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Tréma
2010
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | En matière d’éducation à la citoyenneté, la culture de défense peut apparaître comme un objet d’étude en marge, voire rebutant ou obsolète. Les représentations sur ce sujet ont cependant évolué depuis une dizaine d’années. L’enseignement de défense est une injonction de la loi depuis la suspension du service national en 1997. Des problématiques diverses traversent la culture de défense : la pérennité du lien armée - nation, les valeurs sous - tendues liées à la culture démocratique, la curiosité de lire le monde, au - delà du factuel. La culture de défense intéresse le citoyen, elle n’est donc pas exclusivement liée au fait militaire : le couple guerre - paix évolue tant dans la terminologie que dans les représentations socio culturelles et les objets d’étude d’histoire ou de géographie. La rencontre avec des témoins et acteurs mandatés sur les terrains de crises est une ressource non négligée par les historiens du temps présent, ce qui n’empêche pas l’expertise objective. A l’école, les programmes officiels donnent cette possibilité de questionner l’histoire, la géographie, l’éducation civique pour permettre l’apprentissage raisonné et critique et donner sa place au jugement autonome. L’esprit de défense est un concept en construction qui contribue à donner des outils à l’émancipation du citoyen, sans prosélytisme.As part of a young citizen’s education, the culture of defense may appear somewhat secondary and marginal, maybe even offputting or obsolete. People’s representations on this subject have nevertheless evolved in the course of the last decade. Teaching a defense culture had become compulsory by law since the end of the conscription in 1997. Various issues are at stake in a defense culture: to wit the perennial link between the army and the nation, the underlying values connected to a democratic culture, the wish to discover and understand the world, besides what can be seen on the surface. The culture of defense does not leave the citizen indifferent, it is therefore not linked to the sheer military aspect of things. The war and peace dichotomy has evolved in the wording as well as in the socio - cultural representations that people have of it and in the topics studied in history or geography. The meeting with universally recognized witnesses or actors from the troubled parts of the world is an important resource of study which today’s historians have taken into account, a fact that does not run against an unbiased expertise. The official school curriculum offers the opportunity to question history, geography, citizen education, so as to allow a critical and reasoned study of facts and give personal judgment the place it deserves. The spirit of defense is yet a concept under construction which gives the citizen the necessary tools to his emancipation, leaving proselytism aside. |
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